Fragments

Blog : photo | creation | reflexions

Changement d’adresse

Comme je garde l’illusion qu’en changeant de blog, j’y serai soudainement plus assidu, je suis retourné sur Wordpress. Ça fait un moment déjà et ça n’a pas changé grand chose, mais si vous voulez aller y jeter un coup d’oeil, il y a plus de chance que j’y écrive quelque que chose qu’ici sur Tumblr. Voici l’adresse:

http://maximeboisvertphoto.wordpress.com

Merci et au plaisir!

L’odyssée de l’espace

«Car c’est en explorant les frontières de l’infini qu’il peut découvrir l’infinité qui sommeille en lui.»

- Cécilia Bognon-Küss, Philosophie magazine.

“Un homme ne se possède que par éclaircies, et même quand il se possède, il ne s’atteint pas tout à fait.”
— Antonin Artaud

Automne paisible

Ordre imposé.

Regards sur la cité.

Stieglitz et la diversité

Voici une citation prise dans un livre sur le photographe Alfred Stieglitz (Aperture Masters of Photography). Son contenu est fondateur pour une idée de la biodiversité en art, idée qui est encore la bienvenue, car elle n’est jamais bien ancrée, malgré ce qu’on peut croire actuellement. « [Stieglitz] croyait fermement que l’homme agit comme il voit. L’art représentait pour Stieglitz l’équivalent symbolique du pouvoir de vision le plus profond et le plus aigu de l’homme. On ne devrait pas «voir» ce que l’on sent - ou ce que les autres ont vu -, mais ce que l’on a expérimenté soi-même.» Si l’homme agit comme il voit - et on pourrait compléter en disant que si sa faculté de voir est influencée par tout ce qui le constitue en tant qu’individu (éducation, imaginaire personnel, souvenirs, passions, etc.), on ne peut que se questionner en regardant tous ces travaux en photographie actuelle qui sont calquées sur des modèles existants qui ont parfois peu évolué depuis des années et parfois des décennies. Les artistes doivent être la source de la diversité, cela doit se placer comme une priorité, même si l’institution fait la vie dure à la différence, même si l’originalité est une quête de plus en plus ardue; il faut s’employer à briser les monopoles, quels qu’ils soient, sans que cela porte d’autre jugement de valeur que le simple fait de ne pas s’immobiliser dans une vision partielle du monde. La plénitude est dans la pluralité des regards, et cette pluralité réside dans l’écoute et l’approfondissement de ce qui nous constitue comme individu.

Études pour éventuel projet.

la photographie mobile #2

la photographie mobile #2

Espionnage à temps perdu…

La prison de nos conceptions

Pour commencer ce blog, je trouvais que c’était une bonne idée de republier des articles que je trouve fondateurs de mon point de vue et que j’avais publié dans mon premier blog en 2008-2009. En voici un premier:

Parce que les chemins déjà tracés sont si facilement empruntables, il faut être prudent. Les idées reçues, les préconceptions sont là pour nous faciliter le contact au monde et, à cause de cette facilité nous les acceptons souvent trop rapidement, sans se questionner. En tant que créateurs, il est important de remettre en question les lieux communs, les conventions. Pour dire quelque chose, il faut avoir quelque chose à dire et pour cette même raison on doit forger notre regard, notre approche, faire des choix les plus conscient possibles quant à notre rapport au monde, rester le plus indépendant possible pour avoir un regard frais sur les choses et les idées. La photographie est un domaine qui est sans cesse objet de catégorisation. Tout le monde et n’importe qui, penseurs, spécialiste, ou bien mononcle, pensent savoir ce qu’est la photographie, pensent pouvoir la déterminer, l’expliquer, la définir avec ses caractéristiques, ses limites, donc la simplifier. Étrangement, même certains photographes s’y efforcent. Il faut faire attention aux concepts. Pendant qu’ils semblent expliquer de façon juste et parfois irréfutable les aspects de l’existence, ils en nient (entre-autre)le caractère intrinsèque et fondamental qui est la non-fixité, l’impermanence, ils établissent des murs, des frontières, des oppositions, des dualités, qui souvent ne sont présents que dans l’esprit et ne se retrouvent pas dans la réalité, qui elle est vague, changeante et non-duelle. Selon moi, la photographie échappe à toute catégorisation réductrice parce qu’elle embrasse la vie par son jeu avec le temps, l’espace, la vision, la perception intellectuelle et philosophique. Elle est aussi libre que l’être qui la pratique.

 

Par exemple, Alain Fleisher (photo ci-dessus), par ses images, contredit le très réducteur concept de Roland Barthes selon lequel la photo n’existe pas en soi, elle n’est que l’image de ce qui a été à un certain moment. Fleisher, en composant des images qui se sont constituées dans le temps et non à un instant précis (qu’est-ce qu’un instant de toutes façons? 1/60e de seconde?) prouve le contraire, ce qu’il a photographié n’a jamais «été» tel qu’on le voit sur l’image. Brooks Jensen a écrit ceci: «[creativity] […] is a clarification of what could not be seen so easily without it.» Autrement dit, la «vision» de l’artiste est là pour montrer. «Art does not reproduce visible, it makes visible.» (Paul Klee).